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La RSE au cœur de la stratégie du Groupe

BNP Paribas place ses engagements RSE au cœur de ses priorités stratégiques. Le Comité Exécutif du Groupe statue ainsi sur des thématiques RSE plusieurs fois par an et, dans chaque entité, le responsable RSE est membre du comité exécutif de sa structure. En 2014, les senior managers ont été conviés à débattre sur le thème « Comment faire vivre la banque responsable aujourd’hui ? », avec Jean-Laurent Bonnafé, plusieurs représentants du comité exécutif et un membre du Conseil d’administration.

COMMENT FAIRE VIVRE LA BANQUE RESPONSABLE AUJOURD’HUI ?

Photo : FIELDS WICKER-MIURIN.

FIELDS WICKER-MIURIN, MEMBRE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE BNP PARIBAS ET PARTENAIRE CHEZ LEADERS’QUEST, LONDRES (GRANDE-BRETAGNE)

« ÊTRE LE LEADER PARMI LES LEADERS »

Quelle est votre perception de la responsabilité sociale et environnementale (RSE) ?

Je pense que dans ce monde, il est très facile de se montrer cynique à propos de la RSE. La plupart des entreprises sont probablement toujours au stade où elles n’intègrent pas les indices de référence, au stade où la RSE n’est qu’une expression vide de sens : de jolis mots à placer dans une belle brochure montrant des visages souriants ; mais rien qui se vérifie dans les faits. Lorsque j’observe les entreprises, les dirigeants, les gens et que je pense à leur responsabilité, je cherche bien autre chose que des phrases vides de sens. Je cherche à voir ce qui se trouve sous la surface, ce qui ne saute pas tout de suite aux yeux et qui n’est pas quantifiable, mais qui sont les rouages de tout ce qui se passe au premier plan. Je m’intéresse donc aux décisions et à la façon dont elles sont prises, ainsi qu’aux comportements des collaborateurs de l’entreprise à tous les niveaux et aux valeurs qui définissent ces comportements et l’identité de l’organisation.

Comment être une banque responsable selon vous ?

Au fil des années, j’ai identifié trois exigences qui, je pense, soulignent l’aptitude d’une banque à se montrer réellement responsable. La première repose sur la clarté de l’identité, des valeurs et de l’objectif. Être responsable, c’est avoir des réponses précises à apporter à ces questions. La deuxième consiste à comprendre ce que j’appelle le « permis d’exploitation », c’est-à-dire les exigences de toutes les parties prenantes, rarement exprimées de façon officielle. Et la troisième revient à penser et à opérer comme une « banque ET » et non comme une « banque OU ». Je ne pense pas que nous puissions être responsables dans le monde d’aujourd’hui si nous ne considérons qu’un seul aspect des choses. Le monde est trop complexe, trop multidimensionnel pour n’envisager qu’un seul critère pour évaluer notre succès. Cela ne suffit pas d’être juste rentable. Il faut être à la fois rentable et responsable.

Quelles sont les prochaines étapes pour BNP Paribas ?

BNP Paribas a accompli beaucoup de choses mais il reste encore du chemin à parcourir. La banque doit continuer à s’interroger sur son permis d’exploitation. Le Groupe opère dans 75 pays dans le monde, chaque pays et chaque marché étant différent. Jusqu’à quel point BNP Paribas a-t-il une bonne compréhension des sociétés et des communautés au sein desquelles il opère et qu’il sert ? C’est important de se poser la question et BNP Paribas doit se montrer réactif et ouvrir la voie. Il me semble que les collaborateurs ont montré un réel désir de contribuer à inventer la prochaine phase de l’évolution de cette banque. BNP Paribas doit être non seulement une banque bien positionnée dans les indices extra-financiers, comme aujourd’hui, mais aussi à terme, le leader parmi les leaders.